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DVD Ernest ROSSI en pratique.


Ernest L. Rossi, docteur en psychologie, est à la fois un grand praticien de l'hypnose et un chercheur en neurosciences particulièrement pointu. Elève, puis collaborateur de Milton H. Erickson durant les huit dernières années de la vie de celui-ci, on lui doit la publication de l'intégrale des recherches de Milton H. Erickson.

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hypnose-hypnose

Jeudi 1 février 2007

L?hypnose et les thérapies brèves rencontrent désormais l?intérêt du public et bien sûr des thérapeutes. Une revue devenait nécessaire pour témoigner de la vivacité de ces thérapeutiques.

A l?heure du Plan de Lutte contre la Douleur et du débat sur le statut de la psychothérapie et des psychothérapeutes, « HYPNOSE & Thérapies Brèves », revue trimestrielle, vient répondre aux nombreuses questions des professionnels de santé concernant l?hypnose et ses applications thérapeutiques. Celles-ci ont l?originalité de constituer une approche thérapeutique transdisciplinaire dans laquelle se rencontrent des cliniciens issus de domaines d?activité très spécialisés.

L?hypnose, sous des formes méconnues, appartient à toutes les dynamiques créatives ; il ne s?agit pas de quelque chose « à part » sans lien, ni accès, mais d?un champ laissé en friche, juste à côté, qu?il suffit de « cultiver ». Un espace humain, vivant qui ne s?accommode pas des solutions toutes faites, mais bien au contraire, fait appel à une intelligence réciproque dans le cadre de la relation thérapeutique.

La revue présente des articles de fond, des cas cliniques en relation avec les grands praticiens de cette discipline ainsi qu?une mise en perspective historique par la publication de textes anciens fondateurs. Seule revue professionnelle d?expression francophone, elle se fait aussi l?écho de l?actualité internationale grâce à son réseau de correspondants.

Principalement destinée aux professionnels de la santé et de la relation (médecins, psychothérapeutes, psychologues, infirmiers, travailleurs sociaux...) la revue s?adresse aussi à tous ceux qui souhaitent ?changer de point de vue? dans les domaines de la médecine et de la psychothérapie !

Lu et apprécié par Laurent Gross


Par Laurent
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Jeudi 1 février 2007
UN TITRE PARADOXAL POUR UNE DÉMARCHE PARADOXALE

Maîtriser le lâcher-prise : un titre paradoxal pour une démarche paradoxale,n'est-ce pas le moins que l’on puisse faire ? Depuis plus de deux mille ans, le paradoxe fascine les hommes parce qu’il défie leur croyance en un univers cohérent.
Selon la jolie expression de Paul Watzlawick : « Le paradoxe constitue le talon d’Achille de notre image logique, analytique et rationnelle du monde. »

Que le paradoxe imprègne l’ensemble d’une philosophie, comme dans le taoïsme ou le bouddhisme zen, ou qu’il soit utilisé de façon pragmatique comme outil thérapeutique dans la logothérapie de Viktor Frankl, dans les interventions spectaculaires de Milton Erickson ou dans l’ensemble de la stratégie de l’école de Palo Alto, il est toujours, par le trouble qu’il provoque, un puissant moteur de changement. Cependant, aborder les problèmes sous l’angle du paradoxe demande déjà au thérapeute une sérieuse remise en question.


Notre formation, voire notre vocation, nous programme à agir pour que les patients cessent de souffrir. Aller à l’encontre du premier mouvement qui nous pousse à soulager, consoler,réconforter, rassurer, encourager, est presque anti-naturel. Et au-delà, convaincre le patient de cesser de vouloir aller mieux, et même d’aller plus mal... ne frise-t-on pas l’hérésie ?
Pourtant, comme le dit si élégamment François Roustang dans son Petit guide du changement : « Règle I : le changement de la relation à soi, aux autres et à l’environnement est en proportion inverse de la volonté de changement. »
Mais le non-agir des taoïstes n’est pas à la portée du premier venu et aider un patient en lui disant, ex abrupto, « si vous voulez aller mieux, cessez de vouloir aller mieux » n’est pas non plus à la portée du premier thérapeute venu.
Alors, comment sortir de ce paradoxe ?
Vouloir ne plus vouloir, c’est encore vouloir.


Plus de dix années de pratique de la thérapie brève de Palo Alto, approche paradoxale par excellence, m’ont conduite à penser, de façon peut-être un peu prétentieuse, que nous avons à notre disposition des outils simples et efficaces pour contrer ce paradoxe du « vouloir ne plus vouloir » et aider les patients à changer.
Lorsque je dis « simples », c’est par opposition à ce que j’imagine être le long et douloureux chemin qui conduit à l’illumination à coup de méditation et de koans. Parce que ce n’est, bien sûr, pas si simple que cela.
Mais pour commencer, voici un petit exemple du résultat que peut donner l’incitation à ne pas changer : Marie est une jeune femme de 25 ans qui vient demander un traitement par hypnose pour se débarrasser d’une boulimie dans laquelle elle ingurgite, jusqu’à six fois par jour, d’énormes...

 

 

Lu et apprécié par Laurent Gross


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Par Laurent
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Jeudi 1 février 2007


Couple sulfureux s’il en est, l’hypnose et la sexologie s’inscrivent dans la prise en charge psychothérapique des patients souffrant au plus profond de leur intimité.


Comme dans tout mariage, chacun arrive avec son « sac à dos » : son histoire, sa structure, son inconscient, son caractère, son évolution, ses manques, ses points obscurs.
Leur pratique demande aux thérapeutes une connaissance approfondie des deux domaines, connaissance qui ne peut se concrétiser dans une pratique qu’à partir d’un questionnement personnel sur la relation avec le patient.
Ni l’hypnose, ni la sexologie ne peuvent s’improviser, et leur paradoxe est aussi qu’elles donnent une large place à la créativité et à l’invention commune du thérapeute et du patient.
Si ces deux-là se retrouvent aujourd’hui sur le terrain commun de la prise en charge de l’humain,un état des lieux est nécessaire.


L’HYPNOSE
L’hypnose est la plus ancienne.
Son histoire a posé les bases de la psychothérapie et de la psychanalyse.
Au fil du temps, elle est sortie de son image poussiéreuse et inquiétante, celle d’une technique liée à la soumission et aupouvoir, pour évoluer, grâce aux travaux de Milton Erickson, vers une approche écologique toujours tournée vers une plus grande liberté du patient vis-à-vis de lui-même.
Si elle reste aujourd’hui avant tout basée sur une approche globale de l’individu et de ses symptômes, elle implique une prise en compte de deux inconscients (celui du thérapeute et celui du patient) par la mise en oeuvre d’une créativité commune.
Là est sa subtilité et sa complexité de mise en oeuvre. Sa modernité aussi.
Ni « sérum de vérité », ni « gomme de symptôme », l’hypnose permet, par l’état particulier qui la caractérise dans la relation thérapeutique, une ouverture sur soi, un assouplissement des défenses dans le respect de l’équilibre de chacun.

LA SEXOLOGIE
La sexologie est beaucoup plus jeune.
Conçue au départ dans un esprit très discutable d’ « une bonne sexualité pour tout le monde », relayé par le concept actuel de « santé sexuelle », elle a subi néanmoins de nombreuses évolutions depuis les années 1960.
Issue directement des travaux de Master et Johnson, basés sur la physiologie de la sexualité, elle a intégré, en particulier en France, les éléments de compréhension du psychisme humain, de la sexualité infantile à travers les travaux de Freud et de ses successeurs.
Elle regroupe une mosaïque d’approches parfois assez hétéroclites, mais se caractérise par une pluridisciplinarité, tant au niveau des courants théoriques que des modes thérapeutiques.
Son dernier grand bouleversement s’est concrétisé par l’arrivée sur le marché des médicaments dits «sexo-actifs », inaugurant ainsi son entrée dans la société de marché, ce que les sexologues, quelles que soient leur ....



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Par Laurent Gross
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Vendredi 2 février 2007
La spasmophilie, chemin initiatique

Le travail en hypnose doit se faire en tenant compte de la complexité de la maladie.

Ce mal provient en général d’une situation de tension et de mal d’amour dans la petite enfance, voir de la vie intra-utérine, et durant longuement dans le temps.

 

L’impact de l’attitude de notre entourage et des informations véhiculés à notre égard est considérable.

En effet, au niveau du subconscient l’acceptation des informations données à longueur de temps est totale, qu’elles soient valorisantes ou non.

Bien souvent, une personne spasmophile ignore une grande partie de son existence le mal dont elle souffre.

Les personnes souffrantes sont traitées d’hystérique, de malade imaginaire ou que sais-je… l’imagination des ignorants est grande à ce sujet.

Le problème est qu’en effet, les symptômes sont multiples ; troubles cardiaques, rhumatismes, tétanies, troubles digestifs et spasmes intestinaux, douleurs intercostales, oppressions respiratoires, fourmillements, douleur au sein, … Il y a donc une difficulté évidente à faire le lien avec les symptômes apparaissant et la spasmophilie. Les malades vont, ou sont véhiculés de spécialistes en spécialistes. Chacun y va de son interprétation et renvoie le malade chez lui avec des antidépresseurs car les douleurs ne sont en général pas accompagné de troubles détectables et visibles.

Le malade s’enfonce dont de plus en plus dans un sentiment d’incompréhension et de frustration légitime car la douleur est bien réelle et se fixe de plus en plus dans le corps.

Si par chance, un médecin doué d’une vision plus globale que certains pense à la possibilité de la spasmophilie le problème n’est pas pour autant résolu. Le malade recevra généreusement du magnésium, du lithium ou autre substance et rentrera chez lui persuadé être atteint d’une maladie venant tout droit de son esprit et incurable. S’il accepte cet état de fait, il s’enfoncera petit à petit dans un état de dépression et de douleur rendant sa vie de plus en plus difficile et s’isolera sournoisement.

 

Grâce aux techniques hypnotiques, le thérapeute peut déverrouiller les schèmes inscrits au niveau du subconscient.

Le travail se fait en plusieurs étapes qu’il est important de respecter.

1/ Renforcement du moi.

On appelle « renforcement du moi » une technique de suggestion qui tant à rendre au patient un espace du subconscient qui saura faire le lien entre les revendications instinctives et ce qui est acceptable par la société.

2/ Apprentissage de l’auto hypnose afin que le patient puisse avoir un outil de travail et de gestion du stress.

3/ Suggestions hypnotiques sur les symptômes les plus handicapants afin d’en réduire les effets.

4/ Travail en hypnose analytique afin de découvrir l’origine de la maladie et en tirer les « enseignements »

Le travail se fait en collaboration étroite avec le patient qui devra écouter et pratiquer quotidiennement des cassettes enregistrées lors de la séance.

5/ Le patient est invité à tenir un journal afin de suivre l’évolution de son travail.

Il est également indispensable de pratiquer très régulièrement des séances de relaxations afin d’aménager des espaces où le corps et l’esprit pourra s’apaiser en profondeur. Cet état de détente se prolongera de plus en plus stablement dans le quotidien.

6/ Une autre tâche est à faire en parallèle : il s’agit d’aider le patient à modifier son comportement face aux événements de l’existence. Ce travail peut se faire par l’hypnose mais un dialogue analytique et constructif doit également être fait.

Et en denier lieu, il est important d’ouvrir la conscience du patient sur l’avenir et de lui donner les clés des trésors cachés derrière l’état spasmophile.

Ces trésors proviennent de l’hypersensibilités qui permet une meilleure compréhension de ce qui nous entoure puisque ce mal sournois modifie secrètement notre perception des charges émotives qui nous entourent. Dans le meilleur cas, notre perception du bien et du mal s’affine et notre compréhension de la nature humaine se clarifie. C’est un peu comme s’il nous devenait possible de « voir » ce que les yeux physiques ne peuvent voir ! Et c’est là que les portes s’ouvrent ou que la souffrance s’installe définitivement.



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Vendredi 2 février 2007

L'Hypnose et la Douleur

L'apport de l’ hypnose clinique dans le cadre de la douleur chronique et de la douleur aiguë nous montrent aujourd'hui l'importance de cet outil thérapeutique de 1er ordre.

Hélas, on ne peut que déplorer de le voir encore si peu utilisé dans toutes les consultations anti-douleurs, même si elle est de plus en plus utilisée en chirurgie dans les blocs opératoires, les centres de la douleur, en dentisterie et en médecine d'urgence. .

Au cours des consultations d' hypnose médicale, nous apprenons au patient la pratique de l'auto-hypnose, pour lui permettre de gérer, de réguler la perception douloureuse et de lui redonner le pouvoir sur son trouble et donc une certaine autonomie.

Le Dr Jean GODIN écrivait dans son livre "La Nouvelle Hypnose" :"L'hypnose traditionnelle, assimilée à la suggestion qui a vite fait l'objet de réticences de la part des praticiens et des patients, a été profondément repensée par les chercheurs contemporains. Psychiatre américain, Milton Erickson, en particulier, en a élaboré une nouvelle conceptualisation.

Privilégiant le fonctionnement inconscient, la nouvelle hypnose utilise le langage pour mettre en route des chaînes d'associations psychologiques et ainsi mobiliser des structures psychiques jusqu'alors figées.

Contrairement à l'hypnose traditionnelle qui se contentait de prendre les symptômes de front en suggérant des comportements inverses, elle suscite de véritables réaménagements psychologiques permettant de faire l'économie des symptômes."

Grâce à l'hypnose, le patient va trouver la capacité de modifier des perceptions, et la capacité de contrôler des fonctions physiologiques habituellement involontaires.

Laurent Gross

Hypnothérapeute

Par Laurent Gross
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