François Roustang avec l’aimable autorisation de CH-HYPNOSE
Que l’on évoque la schizophrénie, l’hystérie, l’hypnose, les personnalités multiples, le double, les troubles post-traumatiques,
on finit toujours depuis un siècle par rencontrer la notion centrale de dissociation et le cortège inévitable de Janet, Bleuler, Freud.
Dissociation ou désagrégation chez Janet, Storung puis Spaltung chez Bleuler, Ichspaltung, traduit par « clivage du moi », chez Freud.
Ces mots ne varient pas seulement à l’intérieur de l’œuvre de chacun, ils trouvent des interprètes qui en développent encore davantage le champ sémantique. Aujourd’hui, cette notion est d’usage
courant chez les hypnotiseurs, mais ils ne semblent pas très soucieux de dire le sens qu’ils lui donnent. Elle est cependant pour eux une évidence indissociable d’un aspect fondamental de
l’expérience hypnotique. Il m’a donc semblé opportun à ce sujet d’interroger Milton H.Erickson. il répondrait sans doute par l’avertissement qu’il donne à qui voudrait proposer une définition de
l’hypnose : « La recherche devrait se centrer sur les diverses manifestations de l’hypnose plutôt que sur l’état hypnotique en général ». Donc, quelles sont dans l’œuvre d’Erickson les formes
prises par la dissociation ou quels contextes donnent au mot une signification ?
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