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DVD Ernest ROSSI en pratique.


Ernest L. Rossi, docteur en psychologie, est à la fois un grand praticien de l'hypnose et un chercheur en neurosciences particulièrement pointu. Elève, puis collaborateur de Milton H. Erickson durant les huit dernières années de la vie de celui-ci, on lui doit la publication de l'intégrale des recherches de Milton H. Erickson.

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Mardi 5 mai 2009

François Roustang avec l’aimable autorisation de CH-HYPNOSE

Que l’on évoque la schizophrénie, l’hystérie, l’hypnose, les personnalités multiples, le double, les troubles post-traumatiques, on finit toujours depuis un siècle par rencontrer la notion centrale de dissociation et le cortège inévitable de Janet, Bleuler, Freud.


Dissociation ou désagrégation chez Janet, Storung puis Spaltung chez Bleuler, Ichspaltung, traduit par « clivage du moi », chez Freud.

Ces mots ne varient pas seulement à l’intérieur de l’œuvre de chacun, ils trouvent des interprètes qui en développent encore davantage le champ sémantique. Aujourd’hui, cette notion est d’usage courant chez les hypnotiseurs, mais ils ne semblent pas très soucieux de dire le sens qu’ils lui donnent. Elle est cependant pour eux une évidence indissociable d’un aspect fondamental de l’expérience hypnotique. Il m’a donc semblé opportun à ce sujet d’interroger Milton H.Erickson. il répondrait sans doute par l’avertissement qu’il donne à qui voudrait proposer une définition de l’hypnose : « La recherche devrait se centrer sur les diverses manifestations de l’hypnose plutôt que sur l’état hypnotique en général ». Donc, quelles sont dans l’œuvre d’Erickson les formes prises par la dissociation ou quels contextes donnent au mot une signification ?

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Par Laurent G - Publié dans : Revue Hypnose
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Mardi 5 mai 2009

Eric BARDOT, Institut Milton H Erickson Nantes Hypnose médicale, hypnose thérapeutique, EMDR, hypnose ericksonienne, Thérapies Brèves, Formation EMDR

Revue HYPNOSE & Thérapies Brèves: EMDR : Des yeux pour guérir ? Francine Shapiro

Francine Shapiro est née en 1949 mais sa vie va basculer, à l’âge de 30 ans, en 1979. A cette époque, elle obtient un doctorat de littérature anglaise à l’université de New York à partir de l’œuvre poétique de Thomas Hardy. C’est un auteur du XIXe siècle dont les romans sont profondément ancrés dans les paysages et la société paysanne du Sud de l’Angleterre sous l’ère victorienne. À partir de ces études de texte, elle s’intéresse à éclairer notre culture.

Elle va être influencée par ses discussions avec ses professeurs d’anglais, particulièrement celles portant sur les interactions entre les multiples facettes d’une œuvre, sur les rapports de cause à effet entre les comportements des personnages et leur contexte de vie.
Elle apprend à cette époque qu’elle a un cancer ce qui, dit-elle, a profondément changé sa vie.
Après la chirurgie et les rayons, les médecins lui auraient dit : « Apparemment, vous ne l’avez plus, mais ça revient chez certains patients. On ne sait pas chez qui, ni comment. Bonne chance », paroles qui l’ont choquée et déterminée, alors, à une lecture particulièrement motivée des publications sur le cancer, sur le rôle du stress dans le déclenchement et l’aggravation de la maladie. C’est ainsi qu’elle va s’intéresser pendant une vingtaine d’années à la psychologie, aux liens corps-esprit afin de chercher à prévenir une éventuelle rechute.


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Article sélectionné par des thérapeutes des Cabinets d'Hypnose Ericksonienne et Thérapie Brève de Paris


Par Laurent G - Publié dans : Revue Hypnose
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Jeudi 13 mars 2008

Dans le champ de la psychothérapie, les intervenants peuvent avoir recours à différentes techniques : l’hypnose, la PNL, la désensibilisation systématique, la thérapie d’Impact, etc. À l’heure actuelle, deux d’entre elles se démarquent plus particulièrement : l’IMO/EMI (Intégration par les mouvements oculaires, en anglais, Eye Movement Integration) et l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing). Comme chacun sait, ces techniques sont utilisées pour traiter les états de stress post-traumatiques et les souvenirs récurrents et négatifs. Comme elles présentent certaines ressemblances – dont la plus évidente est qu’elles font toutes deux appel à des mouvements oculaires –, il arrive souvent qu’elles soient confondues. Le présent article ayant comme principal objectif de les distinguer, nous aborderons divers aspects permettant de circonscrire leurs particularités propres : nous verrons donc les origines de chacune de ces techniques, le type de segments effectués, les mouvements oculaires impliqués et, enfin, la manière dont ces techniques s’appliquent lors des traitements.

Les ressemblances
Dans un premier temps, mentionnons que l’IMO/EMI et l’EMDR ont des points communs importants. En effet, en plus de faire appel à des mouvements oculaires, ces deux techniques s’appliquent pour traiter le même genre de problème. De plus, autant en IMO/EMI qu’en EMDR, on s’intéresse aux traces neurologiques laissées par les événements traumatiques. Par ailleurs, on observe des effets similaires lors d’un traitement en matière de réactions physiques, émotionnelles, cognitives, visuelles, auditives, etc. L’efficacité des deux techniques, quant à elle, apparaît semblable dans la pratique (quelques séances seulement sont nécessaires). Pour ce qui est de la durée de formation des thérapeutes, elle s’avère comparable : 16 heures pour le niveau 1 et 16 heures pour le niveau 2.

L’origine de l’IMO/EMI et de l’EMDR
L’IMO/EMI a été créée en 1989 par Connirae et Steve Andreas, de Boulder, au Colorado. La psychologue québécoise Danie Beaulieu a par la suite développé et raffiné la technique, notamment en y ajoutant des éléments de la thérapie d’Impact. De plus, c’est cette psychologue qui a publié le premier ouvrage sur le sujet (Beaulieu, 2003), lequel ouvrage a reçu l’aval des fondateurs.

Sur quoi repose l’IMO/EMI ? Ce traitement se fonde sur les principes de la programmation neurolinguistique (PNL). Selon cette approche, la direction du regard indique le type d’information auquel le cerveau est en train d’accéder. Par exemple, une personne qui regarde en haut a souvent accès à un souvenir visuel ; celle qui regarde à droite ou à gauche, à un contenu auditif ; celle qui regarde en bas, à des ressentis. À partir de ce principe, Connirae et Steve Andreas ont posé la question suivante : si on oblige un client, lorsqu’il est en contact avec un souvenir traumatique, à regarder dans différentes directions, pourra-t-on forcer le cerveau à accéder à de nouvelles informations sensorielles auxquelles le client ne peut accéder consciemment ? La réponse est oui, assurément.

L’origine de l’EMDR s’avère, quant à elle, tout à fait différente. Cette technique a été créée en 1987 par la psychologue californienne Francine Shapiro. Celle-ci a découvert l’EMDR alors qu’elle se promenait dans un parc en ruminant des idées noires. Elle s’est rendu compte que lorsque ses yeux se déplaçaient rapidement de gauche à droite, la charge émotive de ses pensées diminuait. Elle a par la suite appliqué sa découverte dans ses interventions psychothérapeutiques. Vous connaissez la suite des événements.

Type de segments utilisés
Les segments – c’est-à-dire la direction des mouvements oculaires que le client est amené à suivre – diffèrent dans les deux techniques. En IMO/EMI, les segments se font dans différentes directions, à la vitesse demandée par le client. Le thérapeute doit en fait exécuter une vingtaine de segments différents, qui lui permettent de couvrir l’ensemble du champ visuel du client. En EMDR, les segments se font dans une seule direction, le plus rapidement possible, et ce, jusqu’à ce que le client n’ait plus de réaction spécifique. Ce n’est qu’à cette condition que le thérapeute peut faire un segment dans une autre direction.

Ainsi que nous l’avons mentionné, le fait que les segments utilisés en IMO/EMI soient effectués dans toutes les directions permet à l’intervenant de travailler dans tout le champ visuel du client. Ce faisant, le client peut aisément déterminer quelles sont, dans son champ visuel, les zones les plus " chargées " et les zones plus légères. Par exemple, si le client consulte suite à un accident d’automobile dont l’impact serait survenu du côté gauche, il est fréquent que les mouvements oculaires réalisés dans cette direction soulèvent de fortes réactions, alors que du côté droit, la réponse sera typiquement moins chargée émotivement. Ainsi, le traitement peut être dosé de manière à intégrer l’ensemble des informations, mais à un rythme qui sera plus facile à tolérer pour le client. Celui-ci aura par ailleurs un plus grand sentiment de contrôle sur le traitement. Cela facilitera d’autant sa collaboration, puisqu’il pourra choisir le prochain segment à effectuer. Avec l’EMDR, le client se trouve souvent pris par surprise par l’information soulevée par le mouvement effectué et il n’a pas l’option de choisir la direction du prochain segment.

La nature des mouvements oculaires
De manière générale, la perception des stimuli visuels peut se faire à partir de trois types de mouvements oculaires. En anglais, ces mouvements se nomment fixation (la fixation), saccadic eye movement (les mouvements par saccades) et SPEM, c’est-à-dire smooth pursuit eye movement (la poursuite visuelle continue). La fixation correspond à l’action de centrer son attention sur un point immobile. Les saccadic eye movements, quant à eux, correspondent aux mouvements oculaires rapides, par saccades. Pour ce qui est du SPEM, il consiste à suivre lentement et sans à-coups une cible en mouvement.

Lors des traitements, l’IMO/EMI et l’EMDR font appel à des types de mouvements oculaires différents. Alors que c’est le SPEM qui est sollicité en IMO/EMI, l’EMDR utilise plutôt les saccadic eye movements. Il est à noter que ces deux types de mouvements se produisent pendant le sommeil. Dans la phase du sommeil paradoxal, les yeux bougent en saccades. Dans d’autres phases, ils bougent de manière beaucoup plus lente. Sans qu’on puisse confirmer qu’il s’agisse du SPEM, on remarque quand même un rythme qui lui est similaire. Ainsi, contrairement à ce que certains pensent, des mouvements oculaires se produisent dans toutes les phases du sommeil. Par ailleurs, ces mouvements se font dans différentes directions, ce qui correspond à ce qui se passe pendant un traitement avec l’IMO/EMI, et non pas dans une seule. Bref, en IMO/EMI tout comme en EMDR, les mouvements oculaires sollicités ressemblent à ceux qui se produisent naturellement pendant le sommeil.

L’application des techniques
Tous ces éléments étant établis, il est clair que certaines différences se dégagent quant à l’application concrète des deux techniques. D’abord, mentionnons une différence notable quant à leur facilité d’application. En fait, du point de vue du thérapeute, l’EMDR se révèle plus facile à appliquer que l’IMO/EMI, ne serait-ce qu’à cause du nombre de segments utilisés dans chacune de ces techniques. Si le thérapeute en EMDR doit effectuer un seul type de segment, le praticien de l’IMO/EMI, pour sa part, en exécute une vingtaine. De plus, il doit constamment veiller à effectuer les segments à la vitesse demandée par le client, afin de lui éviter de ressentir un inconfort. Pendant les segments, le thérapeute doit également répéter certains mots ou offrir une mise en scène – en ayant recours à des éléments de la thérapie d’Impact ou de la gestalt, par exemple – afin de maintenir le client en contact avec son circuit psychogène.

Une autre différence entre les deux techniques réside dans le fait que le client a davantage de contrôle en IMO/EMI. Il peut en effet choisir la direction du prochain segment, de même que son amplitude et sa vitesse d’exécution. Si une zone s’avère particulièrement chargée et douloureuse, il peut décider de ne pas trop la " fréquenter ". Afin de doser l’intensité du traitement et de rendre l’expérience plus facile, le thérapeute propose alors un segment dans une zone moins chargée, ou alors un segment reliant la zone difficile avec une zone plus légère. Le client est toujours libre d’accepter ou de refuser, selon son état émotif, ce qui est proposé. À la fin du traitement, le client est invité à créer son propre segment pour clore le traitement et surtout pour intégrer l’ensemble de son expérience de façon écologique. Enfin, le fait que le client ait plus de contrôle en cours de traitement favorise la création d’une " transe " bénéfique entre le client et le thérapeute, de même que l’établissement d’une solide relation de complicité et de confiance.


L’IMO/EMI: une approche prometteuse
Le livre de Francine Shapiro sur l’EMDR étant paru en 1989 et celui de Danie Beaulieu sur l’IMO/EMI étant tout récent (2003), cette dernière approche n’est pas encore au sommet de son rayonnement et de sa popularité.

Comme Connirae et Steve Andreas se définissent non pas comme des " researchers ", mais comme des " searchers ", la seule étude empirique qui a été menée sur la technique l’a été par Danie Beaulieu (2003). Néanmoins, le traitement IMO/EMI se fait de plus en plus connaître, et ce, principalement par le biais de formations spécialisées. À ce jour, plus de 2000 thérapeutes enthousiastes ont été formés, et ce, tant en Amérique du Nord (Canada, États-Unis) qu’en Europe (France, Allemagne, Angleterre, Italie).

En conclusion
En terminant, bien que l’IMO/EMI et l’EMDR se ressemblent, ces deux techniques neurothérapeutiques présentent néanmoins des différences importantes. Comme il a été mentionné, les deux techniques diffèrent sur le plan des segments effectués, de la nature des mouvements oculaires sollicités et de l’application : la technique IMO/EMI est beaucoup plus souple et elle offre une plus grande latitude aux clients et aux thérapeutes. Quoi qu’il en soit, un fait demeure. Au-delà des différences, le domaine de la psychothérapie a fait un pas de géant depuis la venue de ces deux techniques. Et ceux qui souffrent peuvent désormais espérer une véritable guérison.

Références :
BEAULIEU, D. (2003).
Eye Movement Integration Therapy : The Comprehensive Clinical Guide. Wales : Crown House Publishing Ltd.
SHAPIRO, F. (1989a). " Efficacy of the eye movement desentitization procedure in the treatment of traumatic memories ", Journal of Traumatic Stress, 2 (2), 199-223.

 


www.hypnose-ericksonienne-paris.fr

www.emdr.fr

Par Laurent Gross - Publié dans : IMO - EMDR - Hypnose
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Jeudi 13 mars 2008

UNE PRISON, UNE CAGE …REELLE OU VIRTUELLE ?

  La fibromyalgie rencontre de plus en plus d’intérêt  dans les milieux scientifiques, et le dernier Congrès mondial de la douleur s’en est fait l’écho à Sydney, en août 2005. Il ressort de ces études que 600 000 Français, 2 % de la population occidentale et jusqu’à 4,9 % des femmes seraient atteints par cette affection.

Bien que reconnue par l’OMS, certains pensent que ce syndrome n’existe pas. L’un de nos confrères écrivait récemment dans une revue professionnelle (Revue pratique Médecine générale 2005 ; 19,692):   « Allons-nous longtemps cautionner des diagnostics douteux ou à la limite de l’escroquerie pure ? … »
  L’entourage de ces patients est également partagé entre bienveillance et suspicion. Pris entre deux feux, les patients sont dans une situation bien inconfortable, aggravée par le peu de traitements ayant fait la preuve de leur efficacité. D’autant plus que certains de ces patients ne tolèrent aucun médicament…
  Que pouvons-nous faire lorsque, apparemment, il n’y a rien à faire ?
 
  Aucune explication scientifique ne fait l’unanimité, plusieurs concepts sont discutés : neurophysiologique, psychologique, social. Il est légitime de s’interroger. Les modifications neurophysiologiques sont-elles cause ou conséquence d’un vécu perturbateur comme dans une dépression ? Les symptômes sont-ils l’expression somatique d’un trouble psychique ? Découlent-ils d’un « prêt-à-porter culturel » (Dr Anne Françoise Allaz), d’une construction sociale ? Ils semblent résister à nos hypothèses physiopathologiques, nos tentatives thérapeutiques. Le parcours médical de ces patients est une longue pérégrination qui a souvent duré des mois ou des années, au cours desquels ils ont rencontré des praticiens de spécialités différentes. Ceux-ci les ont écoutés sans les soulager, ou bien ne les ont pas écoutés, pas crus, et bien souvent les ont pris pour des simulateurs ou des malades psychiatriques. A la douleur physique s’ajoutent, alors, déception et découragement.

L’hypnose nous apparaît comme un recours pertinent dans ce cadre ambigu. Notamment pour renouer dialogue et confiance, base d’un traitement possible.

Ces patients partagés entre différentes options sont dans une véritable confusion qui aggrave leur situation. En témoignent leurs paroles : « Je me mets des barrières. Je ne suis pas libéré(e) . Ca veut dire quoi s’occuper de soi ? Je me cache derrière la douleur. La maladie est là, le problème est ailleurs. » Etonnante lucidité, désespérante impuissance.

La similitude troublante des situations nous a permis de déceler une constante : la notion d’un enfermement par des relations familiales, conjugales, professionnelles, sociales, religieuses…parfois médicales, plus ou moins associées. Ils paraissent enfermés dans leur corps, captifs d’eux-mêmes, d’une représentation sociale. Enfermés dans la recherche d’une authentification, légitimation de leur « maladie » alors que la fibromyalgie est ignorée des pouvoirs publics et par conséquent non indemnisé.

Curieusement, certains mots reviennent au cours des  consultations : prison, enfermé, attaché, lié…Ainsi ils nous suggèrent plusieurs métaphores. Celle d’un patient prisonnier ou d’un oiseau en cage, nourri, entretenu, soigné, mais qui reste derrière les barreaux, à seulement entrevoir un monde dont il est exclu du fait des douleurs, de l’asthénie… Ou bien la métaphore d’une cuirasse qui colle à leur enveloppe (le moi-peau d’Anzieu), la peau, les muscles et dessine les « fameux » points douloureux utiles au diagnostic ? Comment se libérer d’un symptôme emprisonnant et peut-être protecteur à la fois ? Leur symptomatologie est ce qui les maintient, paradoxalement, en relation dans la quête inefficace d’une reconnaissance qui puisse les soulager.

  C’est à partir de cette représentation que s’élabore le projet thérapeutique hypnotique : les aider à s’évader et à passer la porte de la cage, déjà ouverte…Autrement dit, découvrir une autre réalité : celle dans laquelle il est maintenant possible de franchir ces barrières. Le mouvement psychique et non seulement autorisé, possible, mais aussi encouragé et entraine un premier soulagement physique.

Géraldine Franzetti, Etienne Lajous


Lu et apprécié par  Laurent Gross


Laurent GROSS

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Par Laurent - Publié dans : hypnose-hypnose
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Lundi 7 janvier 2008

L'apport de l’ hypnose clinique dans le cadre de la douleur chronique et de la douleur aiguë nous montrent aujourd'hui l'importance de cet outil thérapeutique de 1er ordre.

Hélas, on ne peut que déplorer de le voir encore si peu utilisé dans toutes les consultations anti-douleurs, même si elle est de plus en plus utilisée en chirurgie dans les blocs opératoires, les centres de la douleur, en dentisterie et en médecine d'urgence...

Au cours des consultations d' hypnose médicale, nous apprenons au patient la pratique de l'auto-hypnose, pour lui permettre de gérer, de réguler la perception douloureuse et de lui redonner le pouvoir sur son trouble et donc une certaine autonomie.

Le Dr Jean GODIN écrivait dans son livre "La Nouvelle Hypnose" :"L'hypnose traditionnelle, assimilée à la suggestion qui a vite fait l'objet de réticences de la part des praticiens et des patients, a été profondément repensée par les chercheurs contemporains. Psychiatre américain, Milton Erickson, en particulier, en a élaboré une nouvelle conceptualisation.

Privilégiant le fonctionnement inconscient, la nouvelle hypnose utilise le langage pour mettre en route des chaînes d'associations psychologiques et ainsi mobiliser des structures psychiques jusqu'alors figées.

Contrairement à l'hypnose traditionnelle qui se contentait de prendre les symptômes de front en suggérant des comportements inverses, elle suscite de véritables réaménagements psychologiques permettant de faire l'économie des symptômes."

Grâce à l'hypnose, le patient va trouver la capacité de modifier des perceptions, et la capacité de contrôler des fonctions physiologiques habituellement involontaires.


Laurent GROSS

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